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Inquiétudes dans la zone frontalière irako-turque

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Inquiétudes dans la zone frontalière irako-turque

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Dans la zone frontalière entre la Turquie et l’Irak, les projets d’Ankara ne sont pas les bienvenus. La tension est déjà grande. Les accrochages sont fréquents. L’armée turque pilonne régulièrement les positions des rebelles kurdes retranchés dans les zones montagneuses du nord irakien. Les habitants d’un village kurde côté irakien, sont témoins de ces bombardements. Aujourd’hui ils redoutent de voir le conflit s’envenimer : “Nous espérons que le Parlement turc ne va pas autoriser l’armée à entrer dans le Kurdistan irakien”, témoigne un habitant, “le peuple kurde a beaucoup souffert et l’on prie pour que les tragédies du passé ne se répètent pas”.

Au poste-frontière d’Habur, les préoccupations sont plutôt d’ordre financier. Les échanges commerciaux de part et d’autre de la frontière sont en effet importants et primordiaux pour l‘économie locale. “Une telle motion aurait des répercussions pour moi, et pour tout les gens du sud-est de la Turquie, explique un chauffeur turc, “car il semble qu’après le vote de la motion, ce point de passage pourrait fermer, et les revenus de la région proviennent de ce point de passage.”

Sur le terrain, aucune des deux parties, turque et irakienne n’a donc intérêt à voir Ankara étendre le conflit avec le PKK au-delà de ses frontières.