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L'abandon de la "loi Volkswagen" laisse la voie libre à Porsche

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L'abandon de la "loi Volkswagen" laisse la voie libre à Porsche

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La loi allemande qui protège Volkswagen, le premier constructeur automobile européen de toute offre d’achat hostile n’obéit pas aux règles européennes : c’est ce qu’a décidé mardi la cour de justice de l’Union européenne. La “loi Volkswagen”, appelons-la comme ça, freine la libre circulation des capitaux puisqu’elle interdit à un actionnaire du groupe d’exercer à lui seul plus de 20% des droits de vote quelque soit la part du capital détenu. C’est ce qui a conduit Bruxelles à poser un recours devant les juges de Luxembourg.

Actuellement, le principal actionnaire de Volkswagen c’est Porsche avec 31% du capital suivi par le land de Basse Saxe avec un peu plus de 20%. La décision de justice laisse donc la voie libre pour Porsche dans son désir de monter en puissance au sein de Volkswagen. En effet, le gouvernement allemand a immédiatement annoncé un changement de la loi.

“Je suppose que Porsche possède plus de 31% des actions et je crois qu’il détient actuellement entre 31 et 50%, affirme un analyste allemand du secteur automobile et qu’il dispose en plus d’autres options d’achat ce qui le rend capable d’aller au delà de 50% du capital de Volkswagen assez rapidement”.

Au delà de ce cas précis, la décision prise par les juges de Luxembourg va aussi aider Bruxelles à lutter contre les “Golden Shares” – ces actions associées à un droit de véto – détenues par un actionnaire privé ou public pour empêcher le rachat d’entreprises stratégiques. Pour l’instant, Porsche, qui réunira son conseil de surveillance le 12 novembre prochain, a salué la décision de la cour européenne sans faire d’autres commentaires.