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Ces députés libanais contraints de se cacher

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Ces députés libanais contraints de se cacher

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C’est l’une des conséquences de la série d’attentats contre les députés libanais. Depuis la mort d’Antoine Ghanem, le 19 septembre, sixième victime en deux ans, les députés de la majorité vivent cloîtrés dans un hôtel de luxe de Beyrouth. Si quatre d’entre eux mourraient, alors l’alliance dite anti-syrienne perdrait sa majorité au Parlement, empêchant l‘élection d’un président. Rien ne doit être laissé au hasard : “Les femmes de ménage ont laissé les rideaux ouverts, et il faut jamais faire ça. Il faut toujours garder les rideaux fermés, explique l’un d’entre eux. On peut pas faire la différence entre le jour et la nuit parce qu’on est toujours dans le noir avec les lumières allumées”.

Ils sont une quarantaine à l’hôtel Phoenicia. Les autres députés comme Samir Frangié, restent enfermés chez eux : “C’est la première fois qu’on élimine une majorité de cette manière. Il y a un assassin froid, qui se fout, en plus, des gens qu’il assassine. C’est le nombre qui l’intéresse. C’est pas celui-là qui est plus visé que l’autre. Et il y a de l’autre côté une détermination, je dirais froide, aussi. On dit bon on va essayer de durer jusque là”.

Tous espèrent retrouver une vie normale après le 24 novembre. C’est la date limite qui a été fixée pour élire un nouveau président.