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Le cauchemar du 11M

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Le cauchemar du 11M

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Entre 7h37 et 7h55, ce 11 mars, les trains et les gares sont bondés de gens qui se pressent pour se rendre au travail, à l‘école. C’est avec la mort, et l’enfer, qu’ils ont rendez-vous ce matin là. Les islamistes ont piégé 3 trains de banlieue qui exploseront dans les gares d’Atocha, d’el Pozo, et de Santa Eugenia. D’autres bombes vont sauter dans un quatrième train à la Calle Téllez, ce convoi, retardé, devait exploser en gare lui aussi.

10 bombes au total, les terroristes ont choisi de faire le plus de victimes possibles. Ces attentats sont d’ailleurs les plus meurtriers en Europe depuis Lockerbie, en 88.

Ervigio Corral, qui coordonnait les secours, est obsédé par un souvenir : “C‘était très difficile de passer à côté des gens, sans rien faire. Moi j‘étais là à Atocha pour dresser un bilan des opérations, je devais les organiser, et c‘était terrible, ces gens qui m’appelaient à l’aide, parfois juste avec les yeux, parce que c‘était leur seul moyen d’expression.”

Sous la direction d’Ervigio Corral, 215 médecins, techniciens, ambulanciers, appuyés de 200 volontaires, ont sauvé au moins 400 vies.

Mais pas celle de Myriam, la fille d’Angeles Pedraza. En mémoire de la jeune femme de 25 ans, Angeles veut aller plus loin dans la recherche de la vérité : “Elle était mariée depuis 2 ans, elle venait de s’acheter une maison. Cette semaine là, elle signait la vente, et pour fêter cela, ce jour là elle partait à Londres avec son mari pour 4 jours, ils songeaient à faire un enfant.” Trois ans et demi plus tard, le souvenir de cette tragédie est toujours douloureux dans le coeur des Espagnols.