DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Les conséquences de la crise des "subprimes" : jusqu'oú ?

Vous lisez:

Les conséquences de la crise des "subprimes" : jusqu'oú ?

Taille du texte Aa Aa

Victime à son tour de la crise des “subprimes”, le N°1 mondial du secteur bancaire, l’américain Citigroup a simultanément annoncé des dépreciations supplémentaires de 8 à 11 milliards de dollars, qui va déboucher sur la réduction de son bénéfice net de 5 à 7 milliards de dollars supplémentaires. On est loin des 2,2 milliards de dépreciations publiées en septembre dernier.
Le Pdg de Citigroup Charles Prince sera remplacé par Robert Rubin, ex-secrétaire d’Etat au Tresor, qui avait rejoint Citigroup en 1999 après plus de 4 ans au sein de l‘équipe Clinton. Rubin a été longtemps le proche conseiller de celui qu’il va remplacer.

Le titre Citigroup a perdu 32% en bourse depuis le début de l’année. Ce limogeage à la tête de Citigroup fait suite à celui effectué à la tête de la banque d’affaires Merrill Lynch qui avait comme Citigroup minimisé les pertes provoquées par la crise des crédits immobiliers à risque aux Etats Unis. Et si le montant des dépreciations annoncées était encore modifié ? A la lumière d’une récente étude qui chiffre à plus de 20% de la totalité des prêts, les prêts à risques signés en 2006 aux Etats Unis, on est en droit de se poser la question.