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Pakistan : la contestation ne faiblit pas

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Pakistan : la contestation ne faiblit pas

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Dans la ville de Multan, une nouvelle manifestation d’avocats a rassemblé ce mardi environ mille personnes et a provoqué des affrontements avec la police. Les avocats, en pointe du mouvement de protestation commencé samedi après l’instauration par le président Pervez Musharraf de l‘état d’urgence, n’acceptent pas une situation qu’ils jugent illégale.

Au coeur de la problématique pakistanaise se trouve la Cour Suprême, suspendue puis noyautée par le pouvoir. La haute juridiction était sur le point de se prononcer sur la validité de la réélection de Pervez Musharraf mais on ne lui en a pas laissé le temps. Son nouveau président vient en outre d’annuler l’arrêt de la cour suprême qui avait déclaré, juste avant que son ancien président le juge Chaudhry ne soit destitué, que l‘état d’urgence était illégal.

Mais c’est avec une certaine habileté que Musharraf a déclaré que cette nouvelle juridiction était une condition nécessaire à la tenue des législatives à la date prévue. Benazir Bhutto, l’ancien premier ministre pakistanais, a certes condamné l‘état d’urgence mais n’a pas donné de mot d’ordre précis aux membres de son parti : “Je sais qu’il y a des rumeurs qui circulent selon lesquelles je pourrais devenir le premier ministre d’un gouvernement par interim. Je peux vous assurer que ce n’est absolument pas le cas. Ces rumeurs sont totalement fausses”.

Benazir Bhutto avait en effet entamé, avant l‘état d’urgence, des négociations pour un partage du pouvoir avec Pervez Musharraf avant les législatives. Mais pour l’instant aucune rencontre avec le président n’est prévue.