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Vojislav Seselj, itinéraire d'un ultra-nationaliste serbe

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Vojislav Seselj, itinéraire d'un ultra-nationaliste serbe

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Il y a près de cinq ans, Vojislav Seselj quittait Belgrade, direction les Pays-Bas sous les hourras d’une foule entièrement acquise à sa cause. L’ex vice-premier ministre et ex chef de milice se rendait de lui-même au TPI, estimant qu’il serait le dernier serbe à y aller. Sa popularité malgré les chefs d’inculpation contre lui était intacte.

Deux jours avant, il était réélu tout aussi triomphalement à la tête du Parti Radical Serbe qu’il avait fondé en 1990 et dont il est toujours le dirigeant. Son discours d’adieu avait des accents de défi : “je suis fier d’aller défendre les intérêts de plus de 10 000 volontaires du parti qui ont combattu pour une cause honorable sur le front”

Les volontaires en question, ce sont les “seseljevci”, littéralement les hommes de Seselj, groupe paramilitaire dont la mission est de défendre la cause du nationalisme serbe en Bosnie et en Croatie après le déclenchement de la guerre.

Persécutions, déportations, meurtres, tortures, tous les moyens étaient bons pour l’objectif ultime: la purification ethnique qui devait éradiquer la présence des Bosniaques et des Croates dans ce que Seselj et ses amis nationalistes voulaient voir devenir “la grande Serbie”.

“Nous sommes une république unie de Serbie, une république du Montenegro, une Republika Srpska et de Krajiana. Nous allons créer une grande Serbie “ lançait-il à ses partisans. Orateur charismatique et populiste, manipulateur, virulent, Seselj est aussi connu pour ses excès verbaux et physiques. Un homme que l’ancien président serbe Milosevic qualifiait tantôt “d’opposant préféré”, tantôt de “primitif violent”.