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Jeux serrés au Danemark à la veille des élections anticipées

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Jeux serrés au Danemark à la veille des élections anticipées

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Le Danemark pourrait-il rebasculer à gauche ? Une victoire du Premier ministre sortant Anders Fogh Rasmussen devrait se jouer sur le fil du rasoir face à une opposition de centre-gauche survitaminée. En cas de victoire, il devra s’appuyer sur des alliés aussi disparates que le Parti d’extrême droite du peuple danois, le PPD, ou Nouvelle alliance de Nasser Khader, un centriste d’origine syro-palestinienne favorable à une politique d’ouverture en matière d’immigration.

Ces dernières années, les cinq millions et demi de Danois ont connu un boum économique sans précédent. Fort de sa popularité, Anders Fogh Rasmussen a convoqué des élections législatives avec 15 mois d’avance sur le calendrier, d’autant plus sûr de sa victoire qu’il a désarmé l’opposition sur son terrain, avec des mesures comme le retrait militaire d’Irak.

“L‘économie danoise se porte très bien, nous ne connaissons pas de problèmes politiques majeurs, les gens sont satisfaits, la question est donc de savoir quel gouvernement sera en mesure de continuer sur cette voie après le 13 novembre” interroge-t-il.

S’il reste au pouvoir, il lui faudra compter avec la chef du PPD , Pia Kjaersgaard, son alliée au parlement depuis six ans, qui prône une politique de l’immigration ultrarestrictive.

Un assemblage hétéroclite qui pourrait favoriser Helle Thorning Schmidt. Portée par les sondages, la patronne charismatique des Sociaux-démocrates veut protéger l’Etat-providence.
“Nous sommes très différents, que ça soit en ce qui concerne nos systèmes de valeur, nos vues sur l’Etat providence, les services publics… Ces différences sont très nettes, toute la question de ce vote est de savoir si les Danois préfèrent les coupes fiscales ou la défense des services publics… C’est la division classique droite-gauche” estime-t-elle.

Pour les Danois, il s’agira de choisir entre la continuité d’un exécutif qui met en avant ses succès, et le frisson du changement socialiste. Comme le dit Rasmussen lui-même, paradoxalement, c’est quand les choses vont bien que les gens sont tentés par de nouvelles expériences.