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Un nouveau bras-de-fer gouvernement/syndicats a commencé en France sur la réforme des régimes spéciaux des retraites.

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Un nouveau bras-de-fer gouvernement/syndicats a commencé en France sur la réforme des régimes spéciaux des retraites.

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Les syndicats abattent sans doute leur dernière carte face à la détermination du gouvernement français à réformer les retraites. Les cheminots ont entamé un mouvement de grève qui durera 24 heures ou plus, selon l’ampleur de la mobilisation. Ils sont suivis par les salariés de la RATP, les transports publics de la région parisienne, et par les électriciens et gaziers de France. Depuis le Parlement européen Nicolas Sarkozy répète sa détermination à ne pas céder :

“Ces réformes, les Français les ont approuvées. Je leur ai tout dit avant les élections c’est pour cela que je menerai ces réformes au bout. Rien ne me détournera de mon objectif. et c’est le meilleur service que la France peut rendre à l’Europe”

Les syndicats reprochent au gouvernement de n’avoir fait aucun effort pour essayer de trouver un terrain de négociation avant la grève. Ils contestent aussi la radicalité de la réforme.

Eric Falempin, secrétaire général du syndicat FO-Cheminots : “Pour beaucoup de cheminots, quand ils ont signé un contrat de travail, il y a eu un engagement, l’engagement étant qu’ils partiront à 50 ans pour les conducteurs, ou à 55 ans pour les autres agents. Aujourd’hui c’est ça qu’on remet en cause”

La réforme qui fait tant débat en France a pour but de faire cotiser l’ensemble des salariés, du public et du privé, pendant 40 années pour bénéficier d’une retraite pleine. Pour l’instant la durée de cotisation moyenne dans les entreprises concernées est de 37 ans et demi. Syndicats et opposition estiment que si la pénibilité qui justifiait ces droits n’est plus toujours avérée, la réforme des retraites devrait pour autant comprendre un volet sur la pénibilité des métiers, dans le public et le privé.