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Hugo Chavez souffle le froid, et Jose Luis Zapatero prône le réchauffement diplomatique. 4 jours après un incident remarqué entre le président vénézuelien et l’Espagne au sommet ibéro-américain, Hugo Chavez annonce que les intérêts espagnols dans son pays pourraient souffrir de cette affaire. Une menace conséquente car les entreprises installées au Vénézuela, des banques notament, représentent plus d’un milliard d’euros. Pour Hugo Chavez l’offense a été trop grande, puisqu’il assimile l’injonction de silence du roi Juan Carlos à une parole de colonisateur : “Ils les ont fait se taire, dit-il, pas en leur faisant baisser la tête sous les ordres, ils les ont fait se terre en leur coupant la tête, c‘était la seule manière.”

De son côté le chef du gouvernement espagnol Jose Luis Zapatero, qui a défendu lors de l’incident son prédécesseur qualifié de fasciste par Chavez, joue l’apaisement. Des excuses ou justifications ne sont pour autant pas à l’ordre du jour : “Le bon sens nous dit qu’il faut essayer de retrouver le chemin perdu et retrouver les bonnes relations”.

Les images de l’incident ont fait le tour du monde, et ont éclipsé le débat au Vénezuela sur le référundum institutionnel du 2 décembre sur un éventuel élargissement des pouvoirs d’Hugo Chavez.

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