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Nicolas Sarkozy : des réformes coûte que coûte

Le président français martèle sa détermination. A quelques mois des élections municipales, qui feront office de test, Nicolas Sarkozy est condamné à ne pas perdre la face. “J’ai engagé une politique de réformes. Ces réformes, les Français les ont approuvées, je leur ai dit tout avant les élections, c’est pour cela que je mènerai ces réformes au bout. Rien ne me détournera de mon objectif,” a déclaré Nicolas Sarkozy mardi devant le Parlement européen à Strasbourg.

Une détermination qui a nourri les soupçons des syndicats, qui pressentent que l’Elysée veut politiser la crise et dresser l’opinion publique contre eux. Une fermeté relayée par le Premier ministre François Fillon mardi. “Le gouvernement ne renoncera pas à mettre en oeuvre les principes de cette réforme. Il ne le fera pas parce qu’il n’en a pas le droit vis-à-vis des Français devant lesquels il est engagé. Il n’en a pas le droit devant les Français qui financent le déficit de ces régimes spéciaux.”

Dans ce bras de fer, le président français est conforté pour l’instant par les sondages. Dans une enquête d’opinion publiée ce mardi dans Libération, 59% des Français se déclarent “du côté de Nicolas Sarkozy et du gouvernement”. Lors des grèves de 1995, contre la réforme des régimes spéciaux de retraite du gouvernement d’Alain Juppé, l’opinion publique soutenait en majorité les grévistes.

“Aujourd’hui les choses ont changé, pour beaucoup de raisons, explique Brice Teinturier de l’Institut de sondages TNS. Les Français soutiennent la réforme du gouvernement, considèrent que la réforme des régimes spéciaux est normale et qu’elle doit se faire, et ne sont donc pas en empathie avec les manifestants.”

L’opposition, elle, dénonce les méthodes du gouvernement. A l’instar de l’ancienne candidate socialiste aux présidentielles, Ségolène Royal. “On sait bien comment fonctionne aujourd’hui Nicolas Sarkozy, il travaille beaucoup avec les sondages, il l’a fait pendant la campagne et il est en train de le faire. Que se dit-il? Il se dit que le mouvement de grève est impopulaire, il se dit que les régimes spéciaux sont impopulaires, alors on peut aller à l’affrontement et faire croire qu’on réforme durablement”

Et l’opposition de reprocher également à Nicolas Sarkozy une politique inégalitaire, en soulignant le paquet fiscal de 15 milliards d’euros, la baisse du pouvoir d’achat des Français et son augmentation salariale de 172%.

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