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La droite italienne règle ses comptes.

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La droite italienne règle ses comptes.

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Après l‘échec de Silvio Berlusconi jeudi soir dans sa nouvelle tentative de faire chuter le gouvernement de Romano Prodi sur le vote du budget, certains de ses alliés s‘éloignent, plus ou moins ouvertement. La principale divergence porte sur le code électoral.

Silvio Berlusconi se satisfait du système actuel qu’il a mis en place. Il appelle d’ailleurs à des élections anticipées avec des stands de pétitions dans les rues des grandes villes italiennes. D’autres leaders de centre-doite veulent une réforme électorale, pour plus de stabilité, même si elle prolonge la vie du gouvernement actuel. “Pour le moment, dit Silvio Berlusconi, je pense que nous n’avons pas les conditions réunies pour ouvrir un dialogue. Du côté de la gauche il y a trop de positions différentes, pas de position précise.”

Mais le leader de Forza Italia semble de plus en plus isolé dans sa volonté de faire tomber le gouvernement Prodi. Le leader de l’Alliance Nationale, Gianfranco Fini, n’a pas hésité à rédiger une lettre ouverte publiée hier dans le Corriere Della Sierra, dans laquelle il accuse Silvio Berlusconi d’entêtement. Il lance un appel à la droite pour qu’elle tourne la page, qu’elle change de stratégie.

Derrière cette querelle sur le système électoral, se déroule une bataille de leadership de la droite italienne. Le temps joue contre Berlusconi aujourd’hui âgé de 71 ans. C’est pour cela qu’il a une nouvelle fois tenté de précipiter les choses jeudi soir avec le vote du budget au sénat.