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Quel avenir pour le Kosovo?

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Quel avenir pour le Kosovo?

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Pour les albanais, le Kosovo doit obtenir au plus tôt son indépendance. Les serbes, eux sont favorables à une partition de la province administrée par l’ONU. L’avenir du Kosovo reste à écrire, et pour la communauté internationale, qui peine à concrétiser une sortie honorable pour tout le monde, chaque jour compte. Selon cet analyste, la période à venir est fondamentale : “Je souhaite que ce processus s’achève avant le 10 décembre, D’ici là nous devrions avoir un nouveau gouvernement au kosovo pour mener le processus… Mais la période qui vient est sans doute la plus décisive de l’histoire de la province”

Les négociations qui s’achèvent le 10 décembre sont restées vaines jusqu‘à présent, les serbes restant opposés à toute forme d’indépendance. Au sein même de la troika, trois visions s’affrontent ou se chevauchent.

Les Etats Unis ont une position claire. Pour Washington, il faut l’indépendance, et le plus vite possible. L’Union Européenne, elle, a une mission au Kosovo. Elle a besoin de l’ONU pour la mener à terme. Mais si le soutien américain à l’indépendance semble acquis, celui des Européens se fait attendre. Plusieurs pays de l’UE confrontés eux-mêmes à des problèmes de séparatisme ont exprimé leur réticence. De son coté, la Russie accorde à la Serbie un soutien sans faille. Moscou souhaite la poursuite des négociations.

Mais le 10 décembre marque la fin du jeu pour la plupart des pays de l’UE. Le dossier pourrait donc, dès le 20 décembre, revenir devant le Conseil de sécurité avec à nouveau sur la table, le plan Ahtisaari préconisant une indépendance sous contrôle international.

Or la Russie a déjà fait échouer en juillet l’adoption d’une résolution favorable à ce plan et ne devrait pas changer d’avis. D’autant plus déterminée qu’elle voit sans doute dans ce bras de fer le moyen de renforcer son rôle régional face à une Europe pas totalement soudée sur la question…

Un blocage au Conseil de sécurité ouvrira alors la voie à une déclaration unilatérale d’indépendance… et un regain immédiat des hostilités. Le nord de la province où sont concentrés la moitié des
100.000 Serbes du kosovo pourrait faire sécession et provoquer une partition de fait. Mitrovica, la ville ethniquement divisée du nord de la province sera à nouveau la ville de toutes les tensions…