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Hugo Chavez contre-attaque sur la scène internationale

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Hugo Chavez contre-attaque sur la scène internationale

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L’offensive diplomatique d’Hugo Chavez sur la scène internationale a débuté ce week-end à l’Opep. Il y a plaidé pour un rôle géopolitique de l’organisation, et réitéré son anti-impérialisme aux côtés du président iranien dont il est l’un des seuls à défendre le programme nucléaire Avec cette menace en direction des Etats-Unis :
“Si les Etats-Unis sont assez fous pour envahir l’Iran ou agresser le Vénézuéla encore une fois, alors le prix du baril de pétrole ne sera pas à 100 dollars mais peut être à 200 dollars…”

A la tête d’un pays 6ème exportateur de brut au monde, Chavez sait qu’il détient une arme de poids vis-à-vis des Occidentaux alors que le pétrole subit une hausse record, atteignant un prix qu’il juge équitable : “ Le prix du pétrole? Cela fait partie de la force de frappe du Vénézuéla, maintenant le prix du pétrole atteint 100 dollars le baril, et nous considérons que c’est un bon prix… Ce n’est pas du tout exagéré.”

Mais même s’il prône un “socialisme pétrolier”, une partie des revenus des pays producteurs devant être injectée dans des programmes sociaux, la gestion erratique des ressources du pays commence à nuire à ces programmes qui lui avaient valu une solide popularité. Et son projet de réforme de la constitution qui fera l’objet d’un référendum le 2 décembre divise de plus en plus les vénézuéliens. La réforme, qui lui donnerait notamment le droit de se représenter à vie, passe mal, même auprès de ses partisans.

Chavez parviendra-t-il à maintenir le cap à coup de populisme? Son altercation avec le roi Juan Carlos d’Espagne lui a permis de jouer les victimes. Un rôle pour lequel il a reçu le soutien de son ami Castro.

Chavez qui aimerait devenir le nouveau Castro de l’Amérique Latine. Mais s’il en a les moyens, en a-t- il l’envergure?