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France : Jacques Chirac mis en examen comme le citoyen ordinaire qu'il est redevenu

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France : Jacques Chirac mis en examen comme le citoyen ordinaire qu'il est redevenu

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C‘était le 19 juillet dernier. Jacques Chirac était entendu une première fois par un juge. Quelques égards sont encore accordés à l’ancien président français. Il est interrogé comme témoin assisté dans son propre bureau. Un mois auparavant il a perdu l’immunité présdentielle.
Le passé de cette personnalité incontournable de la vie politique française pendant des décennies commence à le rattraper.

L’affaire évoquée ce 19 juillet est celle des emplois fictifs au profit du RPR. Jacques Chirac était à l‘époque des faits maire de Paris. Les juges enquêtent sur son rôle éventuel dans le scandale de ces emplois rémunérés par la mairie de Paris au profit du RPR, le parti de Jacques Chriac à l‘époque. C’est dans le cadre de l’enquête sur cette affaire qu’Alain Juppé a été condamné à 14 mois de prison avec sursis en 2004. Il faisait parti du cercle des fidèles de Jacques Chirac qui l’avait nommé Premier ministre au début de son premier mandat. A la mairie de Paris il était adjoint aux finances.
S’il n’avait pas bénéficié de l’immunité présidentielle, Jacques Chirac aurait sans doute dû en même temps qu’Alain Juppé rendre des comptes devant la justice. C‘était l’avis de ce journaliste français du Figaro en juin dernier :

“Il peut être condamné à une peine semblable à celle d’Alain Juppé, puisque de toute façon une partie des faits pour lesquels Alain Juppé a été condamné sont les mêmes qui sont aujourd’hui reprochés à Jacques Chirac. Pour être clair, si Jacques Chirac n’avait pas été président il aurait été jugé sans doute en même temps qu’Alain Juppé et il était le supérieur d’Alain Juppé”.

Mais à présent c’est dans le dossier du recrutement des chargés de mission pour la ville de Paris que l’ancien président a été mis en examen, pour détournement de fonds publics. Certains emplois rémunérés par la mairie étaient totalement fictifs, ou sans rapport avec la ville. Il s’agissait d’emplois de complaisance attribués à des personnalités, des proches du RPR. Au total 21 personnes ont été mises en examen, soit soupçonnées d’avoir perçu des rémunérations dans ce cadre, soit soupçonnées d’avoir fourni un de ces emplois.