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Première incursion terrestre dans le Kurdistan irakien

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Première incursion terrestre dans le Kurdistan irakien

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Jusqu‘à présent, Ankara avait lancé des raids aériens en Irak pour y traquer les rebelles du PKK. Ce mardi, pour la première fois, ce sont les tanks et quelques 300 soldats qui ont pénétré plusieurs heures dans le Kurdistan irakien. Une opération destinée à faire “le nécessaire”, a déclaré laconiquement le Premier ministre turc. Le gouvernement de Recep Tayip Erdogan franchit une nouvelle étape, après que le Parlement l’a autorisé, en octobre, à traverser la frontière pour pourchasser les combattants séparatistes.

On estime que 3500 rebelles sont retranchés dans le nord de l’Irak, base arrière pour poursuivre une lutte vieille de 27 ans, contre Ankara. Les soldats turcs avaient sans doute pour mission de fondre sur les rebelles, chassés de leurs positions par des bombardements dimanche. 100 tonnes de bombes auraient été alors larguées sur les repères du PKK. 10 villages auraient été touchés, et 1800 civils, condamnés à fuir.

Les Etats-Unis soutiennent les opérations militaires turques, alors en signe de protestation,le président du Kurdistan irakien a annulé une rencontre prévue avec Condolezza Rice. La secrétaire d’Etat américaine effectuait une visite surprise justement dans le Kurdistan irakien. “Les Etats-Unis, l’Irak et la Turquie ont un intérêt commun : stopper les activités du PKK qui menace la stabilité dans le nord irakien, et qui a semé la mort en Turquie”, a-t-elle déclaré. Washington a donné son accord tacite au raids de dimanche en fournissant à l’armée turque des renseignements, et en autorisant le survol de l’Irak.