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Serbes du Kosovo et Russes se serrent les coudes dans la crise


Le bureau de Bruxelles

Serbes du Kosovo et Russes se serrent les coudes dans la crise

Un élan russophile s’est emparé des Serbes du Kosovo depuis que la Russie a dit “niet” à l’indéprendance de la province serbe.

Les Serbes qui assistaient à cet inauguration à Mitrovica en novembre ont ainsi brandi des images de Vladimir Poutine. Le ministre serbe pour le Kosovo et l’ambassadeur russe en Serbie assistaient à cette cérémonie lourde de symboles.

La statue dévoilée était celle de Grigorij Stevanovic Tcherbina, un consul russe assassiné en 1884 à Mitrovica par des Albanais.

Les liens sont anciens entre Serbes et Russe : culture, religion.

Et ce n’est pas la première fois que la Russie joue à fond la carte de l’amitié. En 1999, les troupes russes avaient été acclamées par les Serbes du Kosovo, lors de leur entrée dans Pristina, dans la nuit du 11 au 12 juin.

En entrant les premiers au Kosovo, et en prenant le contrôle de l’aéroport de Pristina, les militaires russes avaient plongé l’OTAN dans l’embarras.
Un coup d‘éclat au sujet duquel le flou demeura, concernant l’identité du donneur d’ordre. Mais dont l’objetcif était de pouvoir mieux négocier les conditions de participation des Russes à la Kfor.

Après avoir qualifié l’intervention d’erreur par diverses voix, le Kremlin a fini par célébrer sa réussite. L’opération sonnait comme une volonté de Moscou d’obtenir un rôle déterminant dans le règlement du conflit.

8 ans après c’est toujours le cas. La position russe s’est même nettement durcie avec Vladimir Poutine, particulièrement au cours de son deuxième mandat.
Pour Moscou un Kosovo indépendant ne serait pas une exception, comme l’affirment les occidentaux, mais un précédent, pour le pire comme pour le meilleur.
Vladimir Poutine alerte sur les conséquences d’une indépendance sur l‘échiquier international. Dans des régions sensibles comme le Caucase, certains mouvement secessionistes sont soutenus par le Kremlin, d’autres combattus.
Quant aux Serbes du Kosovo, ils pensent simplement que Vladimir Poutine est leur dernière bouée de sauvetage.

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