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Le duel s'annonce sans merci dans la course à l'investiture démocrate

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Le duel s'annonce sans merci dans la course à l'investiture démocrate

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C’est le benjamin Barak Obama qui désormais tient les rennes après sa victoire en Iowa et les sondages qui continuent de le porter en tête à la veille des premières primaires. Quant à John Edwards arrivé second, il peut encore tout faire basculer.

Hillary Clinton, donnée grande favorite avant même le début des tests, doit tout tenter pour revenir dans la course, et redonner de la crédibilité à son crédo selon lequel elle est la mieux placée pour être élue. Jouer sur son expérience et le changement qu’elle incarne, comme le souligne ce politologue: “Les électeurs indécis ici, ce sont les femmes, et Clinton doit trouver le moyen de toucher ces électrices, par des discours comme : “ce serait un évênement historique pour nous, les femmes”, le moyen de les faire se méfier de Barak Obama…”

Le sénateur de l’Illinois ne semble pas s’inquiéter des attaques de sa rivale. A 46 ans, noir de peau, il incarne une différence que les américains espèrent. Il le sait. Il promet ce changement. Aux jeunes, aux déçus de la politique… Ca marche. Pour l’instant. Ce qui contrarie Hillary. Elle a fini par perdre patience lors du dernier débat entre démocrates, face à un Obama calme et fair play:

“Je veux faire des changements, j’en ai déjà fait, et je vais continuer, je ne suis pas en course sur une promesse de changement, mais sur 35 ans de changements… “ a-t-elle cinglé. Réponse d’Obama:
“Chacun est compétent, chaucun a fait de bonnes choses, mais ce qui est important, c’est que nous n’essayions pas de galvauder les records des uns et des autres”.

Hillary attaque, et c’est John Edwards qui monte au créneau: “Obama croit profondément dans le changement, et je crois dans le changement, on se bat tous pour ca. Je n’ai pas entendu ce genre d’attaques de la part du sénateur Clinton quand elle était en tête. Maintenant qu’elle ne l’est plus, on les entend… “

John Edwards a donné sa préférence. En cas d‘échec personnel, c’est Obama qu’il soutiendra, ce qui rendrait la tâche d’autant plus difficile pour Clinton. Reste une option incontournable: Edwards n’est ni une femme ni un noir. Et l’Amérique au fond est elle prête à élire l’un des deux?