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Délinquance criminelle, en Allemagne la CDU joue la carte populiste

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Délinquance criminelle, en Allemagne la CDU joue la carte populiste

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La délinquance juvénile figure parmi les principaux chevaux de bataille des élections allemandes dans le Land de Hesse fin janvier. L’agression d’un homme de 71 ans dans le métro à Munich fin décembre a choqué toute l’Allemagne et a exacerbé le débat au sein de la “grande coalition”. Les agresseurs sont des multi-récidivistes d’origine étrangère.

La CDU de la chancelière Angela Merkel a choisi de se rallier à la ligne intransigeante du ministre président de Hesse. Roland Koch qui brigue un troisième mandat réclame un renforcement des lois contre la criminalité des jeunes. Il préconise notamment de faciliter l’expulsion des délinquants étrangers.

Roland Koch : “Si l’Etat se rend ridicule en se contentant de hausser les épaules parce qu’il n’est pas capable de tracer une ligne, alors vous comprenez pourquoi ces carrières criminelles se développent si vite et que l’on ne peut plus les contrôler”.

Le SPD a toujours refusé de renforcer l’arsenal répressif contre les jeunes délinquants. Andrea Ypsilanti, candidate des sociaux-démocrates dans le Land de Hesse : “On peut parler de la violence des jeunes et de la délinquance juvénile, mais nous devons aussi parler des tactiques de Roland Koch. Il est dos au mur, il n’avait pas de programme pour sa campagne électorale et il vient tout juste de trouver un angle avec cette histoire”.

Le député conservateur, Volker Kauder, a réclamé le week-end dernier l’instauration de “camps de rééducation”, proposition rejetée par la ministre sociale-démocrate de la Justice. Selon Angela Merkel, 43% des violences en Allemagne sont le fait de jeunes de moins de 21 ans et près de la moitié sont le fait de jeunes étrangers. La chancelière s’est prononcée en faveur des arrestations-sommations, des peines de courtes durées imposées à des délinquants qui normalement pourraient rester en liberté sur parole.