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En prenant officiellement la tête du gouvernement, l’ancien chef de la guérilla albanaise, Hashim Thaçi, promet de déclamer l’indépendance du Kosovo dans quelques semaines. Sous la pression occidentale, il s’engage néanmoins à attendre la présidentielle serbe qui se tient à la fin du mois, histoire de ne pas pousser Belgrade dans ses retranchements nationalistes.

“C’est une question de semaines avant que le Kosovo ne devienne un pays indépendant, souverain et démocratique. Un pays pour tous, qui respectera les droits des minorités”, affirme Hashim Thaçi avant d’ajouter : “Quoi que le Kosovo fasse, il le fera en coopération avec nos partenaires à Washington et Bruxelles.”

L’Union européenne qui doit prendre cette année le relais des Nations unies pour administrer la région reste divisée sur la question kosovare. La plupart des États membres se disent prêts, tout comme les États-unis, à reconnaître une déclaration unilatérale. Déclaration qui n’a pratiquement aucune chance d‘être reconnue par le Conseil de sécurité de l’ONU puisque la Russie, qui dispose d’un droit de véto, s’y oppose.

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