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L’Erika : un pétrolier, battant pavillon maltais, avec à son bord plus de 30 mille tonnes de fioul. Un vieux navire de 24 ans pour une telle cargaison – on le sait aujourd’hui la plus polluante – mais peu importe : la logique de la rentabilité l’a emporté.

Et le drame redouté survient. Pris dans la tempete, l’Erika se brise en deux le 12 décembre 1999 avant de sombrer.

Au total 20 000 tonnes de fioul déversés sur 400 km de côtes. Une véritable catastrophe écologique tuant des dizaines de milliers d’oiseaux et ravageant la faune et la flore marines.

Huit ans de procédure, quatre mois de procès ont étét nécessaires pour obtenir la condmnation du Groupe Total, de l’armateur, du gestionnaire et de la société de classification, Rina.

Bien plus encore – et c’est un première – le préjudice d’atteinte à l’environnement est reconnu.

Une jurisprudence qui ouvre la voie aux associations écologiques de se consituer partie civile meme si aucun intéret économique n’a été lésé.

Cela dit, ce n’est peut etre pas fini car les avocats de Total envisagent de faire appel. Ce qui suspendrait alors les sanctions avant un autre procès à Paris, dans plusieurs mois…

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