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Dimanche, la Serbie doit se choisir un président favorable à l’Union européenne ou au contraire très réticent. Et cela à un tournant dans l’histoire serbe puisque se profile la perte inéluctable de la province du Kosovo.

Les Européens, et les Américains, ne cachent pas leur préférence pour Boris Tadic, le président sortant. A 50 ans, il brigue un second mandat et apparaît le plus à même de résister à une poussée ultranationaliste une fois l’indépendance proclamée par les Albanais du Kosovo. Mais Tomislav Nikolic peut jouer les “trouble-fête”. Ce candidat ultranationaliste de 55 ans est au coude à coude avec Tadic dans les sondages, devant les sept autres personnes dans la course présidentielle.

En fait, la plupart des Serbes ne sont pas prêts à accepter l’indépendance du Kosovo, qu’ils considèrent comme leur berceau historique et culturel. Le ministre serbe chargé du Kosovo était justement en visite dans la province vendredi. Il a notamment lancé le projet d’une crèche dans un village comme pour rassurer les kosovars serbes, leur montrer que la Serbie continuait d’y investir. Les 120.000 Serbes qui vivent encore au Kosovo voteront aussi demain pour la présidentielle.

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