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La France rouvre la boîte de pandore des quotas de pêche en Europe

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La France rouvre la boîte de pandore des quotas de pêche en Europe

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En visite ce week-end à Boulogne-sur-Mer, le président Nicolas Sarzoky a fait des promesses aux marins-pêcheurs qui ne sont pas passées inaperçues. Il s’est engagé à tout faire pour assouplir le système des quotas lorsque la France prendra la présidence de l’Union en juillet. Un engagement sur lequel son ministre de l’Agriculture et de la Pêche a été interpellé à son arrivée à Bruxelles. Il ne s’agit pas d’en finir avec les quotas, a assuré Michel Barnier, mais de les prévoir à plus long terme :

“Plutôt que d’aller vers ce marchandage un peu archaïque de toute une nuit qui se termine à sept heures du matin – je te donne du cabillaud, donne-moi du colin, j’ai besoin de hareng, donne-moi du la sole- à partir des propositions de la Commission, travaillons plus sereinement pendant deux conseils des ministres de la Pêche, et essayons d‘établir ces quotas sur trois ans plutôt que chaque année.”

Bruxelles base sa répartition des quotas entre pays sur les estimations des scientifiques, très inquiets de la survie de certaines espèces. La France veut prendre en compte l’avis des pêcheurs. Mais pour cette représentante de l’ONG Oceana, il faut au contraire aller plus loin dans la restriction :

“Les quotas sont seulement un des nombreux instruments nécessaires à la gestion de la pêche européenne. Nous avons aussi besoin de réduire l’effort de pêche, les capacités de pêche et de réduire les subventions au secteur. Les quotas sont juste un aspect parmi beaucoup d’autres, sur lesquels nous devons travailler.”

Sur 2008, les quotas autorisés ont été revus à la baisse pour le cabillaud, le hareng, le merlan ou encore le maquereau. Mais la France semble isolée dans son combat, la plupart des autres pays européens défendant une limitation des prises pour assurer la pérennité des stocks.