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Réduction des émissions de CO2 : avant même son annonce, le plan de Bruxelles fait débat

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Réduction des émissions de CO2 : avant même son annonce, le plan de Bruxelles fait débat

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Le prix à payer pour avoir une Europe plus respirable pourrait atteindre 120 milliards d’euros par an, 1% de la richesse européenne. La Commission s’apprête à dévoiler ce mercredi son plan pour tenir les engagements des Vingt-sept sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2020, elles devront avoir été réduites de 20% par rapport à 1990.

Tous les secteurs seront mis à contribution, à commencer par l’industrie. Les entreprises les plus gourmandes en énergie fulminent à l’idée de voir les permis de pollution devenir payants ce que prévoit Bruxelles et brandissent d’ores et déjà la menace des délocalisations. Mais les chiffres sont criants : l’industrie européenne a émis plus de deux milliards de tonnes de carbone en 2005, l’année retenue comme référence. Elle devra les diminuer de 21% d’ici 2020, les pays les plus concernés étant d’abord l’Allemagne, puis le Royaume-Uni, l’Italie et la Pologne.

Pour répartir les objectifs, Bruxelles se base sur le PIB par habitant, ce qui revient à demander plus d’efforts aux pays riches. Le même principe s’applique aux énergies renouvelables, ce qui fait grincer des dents dans les pays nordiques, déjà en pointe dans ce domaine. Le solaire, l‘éolien, la biomasse et la géothermie devront représenter 20% de la consommation énergétique des Européens à la date fatidique de 2020.

Or actuellement, ils ne pèsent que 8,5%. La France a bien tenté de faire entrer le nucléaire, qui n‘émet pas de CO2, dans cette catégorie, mais pour Bruxelles il n’en était pas question.

Enfin, les biocarburants devront composer 10% du carburant englouti par les véhicules européens, un objectif lui aussi controversé. Le débat avec les Etats membres s’annonce houleux.