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Société Générale : la stupeur l'emporte et des doutes persistent

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Société Générale : la stupeur l'emporte et des doutes persistent

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Un homme seul a-t-il pu causer un tel préjudice à la Société Générale ? Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer s’est déclaré certain que la banque n’a pas cherché à déguiser des pertes liées à la crise des subprimes.

Petit tour vendredi devant le siège de la banque à Paris. “C’est un banque qui est en bonne
santé…c’est juste en accident de parcours… je ne suis pas du tout inquiète !” Jérôme Kerviel, le trader accusé, avait été formé formé à l’université Lyon 2 : il était spécialisé dans le contrôle des risques système dans le opérations de trading. Ecoutez le doyen de Lyon 2.

“C’est comme si quelqu’un devient cambrioleur avec un métier de serrurier… si il a un très bonne formation de serrurier pour cambrioler c’est beaucoup plus simple.” 4,9 milliards d’euros : c’est la plus grosse fraude connue de l’histoire du secteur financier avant celle de la Barings en 95 et de l’américaine All First Bank en 2002.

“Que vont penser les gens qui ont des économies dans ces banques, qui ont confiance dans leur banque, y placent de petites épargnes pour la retraite ? S’interroge le secrétaire du syndicat français CFDT François Chérèque pour qui cette affaire révèle je cite : “un vrai problème de régulation, de contrôle du capitalisme financier”.

Mais pour un certain nombre de gens le doute subsiste comme cette cliente de la Société Générale: “ça me parait léger parce quand on voit que à un petit niveau on leur demande la moindre chose, il faut 50 tonnes de papier et plusieurs interlocuteurs, on se dit qu’une personne perde beaucoup ça me paraît peu plausible, maintenant j’espère pour eux que c’est la vérité et je pense que la vérité on la saura pas tout à fait à fond un jour mais bon.”

La méthode de fraude qu’aurait utilisée Jérôme Kerviel pour ne pas éveiller les soupçons serait extrêmement sophistiquée au point d’avoir réussi à défier cinq barrières de contrôle interne du système de défense de la banque.