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La politique monétaire de la BCE coincée entre stagnation et inflation

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La politique monétaire de la BCE coincée entre stagnation et inflation

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La Réserve fédérale : en baissant deux fois ses taux en l’espace de huit jours met sous pression la Banque centrale européenne qui maintient le statu quo monétaire depuis sept mois maintenant. Or la Réserve Fédérale, en l’espace de cinq mois seulement a fait passer son principal taux de 5,25% à 3%, alors que celui de la BCE restait à 4%.

La pression est sur la BCE, mais certains font remarquer que sa politique monétaire est sous pression depuis plusieurs années déjà et qu’elle ne cède pas pour autant. En attendant, la nouvelle baisse de la Fed a fait des heureux : dans l’immobilier notamment. “C’est le moment d‘être agressif, affirme un promoteur américain. Il y a beaucoup de dysfonctionnements sur le marché immobilier et il a besoin de stabilité. La Fed a ce pouvoir de ramener la stabilité et la confiance sur le marché”.

La prochaine réunion de la BCE est prévue dans une semaine, mais avec 3,2% d’inflation en janvier dans la zone euro, après 3,1% en novembre et décembre : il y a fort à parier que la banque centrale ne changera pas sa politique monétaire. Le statu quo entamé en juin 2007 va donc continuer. Dans le temps, la croissance ralentit, faisant craindre un scénario de stagflation : stagnation + inflation. L‘économie stagne et les prix augmentent. C’est ce paradoxe qui complique l’action monétaire de la BCE. Entre le manque de croissance, voire la récession et l’inflation, la Réserve fédérale américaine, elle, a choisi la croissance.