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Union pour la Méditerranée : un projet édulcoré mais qui se veut prometteur

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Union pour la Méditerranée : un projet édulcoré mais qui se veut prometteur

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L’Union pour la Méditerranée, c’est aussi l’affaire de la Slovénie, qui préside actuellement l’Union européenne. Le pays est lui-même riverain de la Grande Bleue sur 45 kilomètres. Si au départ cette Union avait été pensée par la France pour ne rassembler que les pays du pourtour méditerranéen, Paris a dû revoir sa copie et rallier au projet tous les Etats-membres. Pour le Polonais Jacek Sryusz-Wolski, qui préside la commission affaires étrangères du Parlement européen, ce partenariat renouvelé ne doit pas éclipser les autres voisins de l’Europe :

“Le fait est que la politique méditerranéenne est plus ancienne. Elle bénéficie de plusieurs politiques, même si elles ne sont toujours pas satisfaisantes, tandis que la dimension orientale, la politique vis-à-vis de l’Est dans le cadre de la politique de voisinage, est plus jeune et n’est pas aussi bien pourvue. Nous devons travailler sur cela.”

Alors que le rapprochement entre les deux rives de la Méditerranée piétine avec le processus de Barcelone, la nouvelle union est censée le relancer à travers des projets concrets, comme la dépollution de la mer ou le développement de l‘énergie solaire. Le commissaire européen à l’Education Jan Figel mise aussi sur les échanges culturels :

“Renforcer et multiplier les opportunités, par exemple pour la mobilité des étudiants, des professeurs, des chercheurs, peut-être en créant une fenêtre spécifique du programme Erasmus mundus pour cette région, c’est ce genre d’actions spécifiques que j’imagine dans le domaine culturel.”

Tout comme le processus de Barcelone, l’Union pour la Méditerranée rassemblera 39 pays : les Vingt-sept plus 12 pays du sud et de l’est de la Méditerranée.