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Mobilisation contre le projet de "directive retour"

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Mobilisation contre le projet de "directive retour"

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“Non à l’Europe forteresse”… Ils étaient 300 environ à manifester ce mercredi à Bruxelles leur refus du projet de directive pudiquement baptisée “retour”. Ce texte qui a pour but d’harmoniser les règles sur le rapatriement des sans-papiers rend possible la rétention jusqu‘à 18 mois. Véronique Oruba, de l’Association des travailleurs chrétiens :

“L’enfermement d’enfants, l’enfermement de familles, l’enfermement de personnes qui fuient leur pays pour des raisons politiques, qui fuient leur pays pour des raisons économiques et sociales… On ne peut pas l’accepter. C’est pour ça qu’il y a un appel européen des associations pour venir se mobiliser, pour venir dire que nous voulons que cette directive soit vraiment annulée.”

Deux autres mesures alimentent la polémique : la détention des mineurs et l’interdiction pour les étrangers expulsés de revenir en Europe pendant cinq ans. Face à la levée de boucliers, y compris celle des socialistes au sein du Parlement européen, Manfred Weber, le rapporteur du texte, tente d’arrondir les angles :

“Nous avons précisé qu’un centre de rétention ne devait pas s’apparenter à une prison… Parce qu’une personne en situation irrégulière n’est pas un criminel.”

La directive retour sera soumise en juin au vote des eurodéputés. D’après les chiffres de la Commission, les sans-papiers seraient au nombre de huit millions dans l’Union. Chaque année 500.000 à un million de personnes entreraient clandestinement en Europe. Et le rythme des expulsions, déjà largement pratiquées en France ou en Italie, ne cesse de s’intensifier.