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En plein chaos, la junte militaire birmane poursuit son calendrier électoral coûte que coûte

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En plein chaos, la junte militaire birmane poursuit son calendrier électoral coûte que coûte

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Les bureaux de vote ont ouvert ce samedi. Et si sur le papier ce référendum constitutionnel doit accorder plus de poids au peuple et plus de démocratie, il s’agit surtout de consolider le pouvoir d’un régime obsédé par sa survie comme le souligne Larry Jagan, analyste politique. “C’est un référendum qui ne fait que permettre aux supporters de la Constitution de s’exprimer, explique-t-il. Ceux qui sont contre n’ont aucun moyen de s’y opposer. Cela ne va entraîner aucun débat. Le pouvoir enferme ceux qui encouragent à voter non. C’est une farce.”

Farce, imposture…En tout cas, ce samedi, le scrutin se déroulera à l’abri des regards, sans observateurs ni journalistes. Cela fait 18 ans que la population ne s’est pas rendue aux urnes. Depuis les législatives remportées par la Ligue nationale pour la démocratie d’Aung San Suu Ki mais restées sans suite puisque les militaires avaient refusé d’honorer les résultats. Aujourd’hui, le texte soumis au vote écarte soigneusement du pouvoir l’icône de l’opposition. Seule concession des militaires : un délai accordé aux survivants des zones les plus touchées par le cyclone. Eux, voteront dans 14 jours.