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Le Proche-Orient, l'échec de la présidence Bush

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Le Proche-Orient, l'échec de la présidence Bush

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L’espoir de voir un accord de paix signé entre Israel et les palestiniens avant la fin du mandat de George W. Bush en janvier 2009 est aussi vide que ces checkpoints entre l’Etat hebreu et les territoires.

D’un côté, un embryon d‘état suffocant sous le blocus israélien, divisé entre la Cisjordanie et Gaza dirigé par les islamistes du Hamas et en proie à des violences quotidiennes. De l’autre, un état qui continue ses programmes d’agrandissement des colonies et dont le premier ministre Ehud Olmert est fragilisé par des scandales de corruption. Difficile disent les analystes de se rappeler d’un moment moins propice au processus de paix

Et difficile aussi de rattraper en quelques mois sept ans d’inaction. La visite en janvier de George W. Bush sur place était la toute première depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2001. Une absence d’autant plus remarquée après les efforts permanents dans la région de son prédécesseur Clinton. Bush aurait aimé laissé en héritage une image aussi forte que celle d’Oslo…mais les espoirs suscités en novembre 2007 par la relance tardive mais effective du processus de paix à Annapolis ont été balayés en quelques mois.

Abbas et Olmert s‘étaient alors engagés à négocier vers un accord de paix et la création d’un état palestinien mais la scission des palestiniens complique l’acceptation des concessions nécessaires à un accord.

Face à cette impasse, le Liban et l’instauration d’un gouvernement pro-occidental après la libération du pays du joug syrien était l‘étendard de la réussite des américains dans la région. Mais ici aussi tout s‘écroule. Hier George W.Bush évoquait ainsi Fouad Siniora qu’il rencontrera en Egypte. “Je pense que le monde arabe doit le soutenir plus fortement et je pense que le monde arabe doit clarifier ses positions vis-à-vis des Iraniens et des Syriens afin que cet homme bon gouverne son pays sans interférence”.

Eternelle stratégie de Bush dans la région. D’un côté les bons, de l’autre les méchants, “l’axe du mal” qu’il faut combattre et exclure des discussions, dont le Hamas, le Hezbollah. Une stratégie qui n’a pas porté ses fruits et n’a fait qu’envenimer les choses. En témoigne le bourbier irakien où les Etats-Unis se sont enlisés depuis plusieurs années. Plus mauvais symbole de cette présidence que Bush aurait souhaité faire oublier par une réussite au Proche-Orient.