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Immigration en Italie: le tour de vis de Berlusconi

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Immigration en Italie: le tour de vis de Berlusconi

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Tolérance zéro contre la criminalité et l’immigration clandestine: c‘était la promesse électorale de Silvio Berlusconi. Les mesures n’ont pas tardé. En une semaine près de 400 personnes ont été arrêtées en Italie, parmi elles 270 sont des Roumains ou des ressortissants des pays du Maghreb. Une cinquantaine a été immédiatement expulsée. Leurs délits: entrée illégale sur le territoire, trafic de drogue, vols ou proxénétisme.

Cette première opération d’envergure intervient alors que de nouvelles mesures anti-criminalité doivent être adoptées par le gouvernement Berlusconi. Son ministre de l’Intérieur milite pour faire de l’immigration clandestine un délit passible de la prison et accélérer les procédures d’expulsions. Autres mesures: la mise en place de tests ADN pour limiter le regroupement familial ou encore l’obligation de prouver un minimum de revenus légaux. Des mesures qui visent directement les tziganes roumains mis en cause dans plusieurs faits divers exploités par la droite.

Illustration de cette montée du tout sécuritaire: deux campements de tziganes ont été incendiés la nuit dernière dans la banlieue de Naples. Des représailles après l’arrestation d’une jeune Rom pour tentative d’enlèvement d’un bébé. Les habitants des camps ont quitté les lieux.