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Johannesburg : "la violence, on n'en veut plus !"

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Johannesburg : "la violence, on n'en veut plus !"

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C’est ce que sont venues dire des milliers de personnes ce samedi à Johannesburg, la plus grande ville d’Afrique du Sud. Sur les pancartes, les mots “honte”, “non à la xénophobie”, ou encore des critiques au président Thabo Mbeki, accusé de n’avoir pas réagi assez vite.

Depuis 13 jours, l’Afrique du Sud est confrontée à une vague de violence sans précédent depuis la fin de l’apartheid en 1994. Elle a commencé dans les townships à Johannesburg, avant de s‘étendre à Durban et au Cap. 7 des 9 provinces du pays sont touchées. Les attaques xénophobes visent les étrangers, des immigrés qui ont fui la crise dans les pays voisins. En grande majorité des Zimbabwéens. Ils sont accusés de tous les maux, d‘être à l’origine du chômage, et de la criminalité.

Si la situation était plus calme ce samedi, depuis le 11 mai, au moins 42 personnes ont été tuées, tandis que des milliers d‘étrangers ont choisi la route du retour. Plus de 25 000 personnes ont fui leur domicile, selon la Croix-Rouge. Certaines se sont réfugiées dans des postes de police, ou sous des campements de fortune.