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Les autorités colombiennes annoncent la mort du chef des FARC

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Les autorités colombiennes annoncent la mort du chef des FARC

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Selon les dirigeants colombiens, Manuel Marulanda serait mort le 26 mars dernier, sans doute d’un infarctus. Mais aucun document n’a été fourni par le ministère de la défense pour prouver cette disparition. Par ailleurs, des sources proches des Farc n’ont pas confirmé la mort du chef historique de la guérilla marxiste.

Les autorités colombiennes disent connaître déjà le nom du successeur de Marulanda. Il s’agirait d’Alfonso Cano, plutôt idéologue du mouvement des Forces armées révolutionnaires.

En tout cas, le décès annoncé de Manuel Marulanda affaiblit un peu plus les FARC.
C’est ce qu’explique le président Alvaro Uribe. “Le gouvernement a reçu des appels téléphoniques des FARC, dit-il. Dans ces appels, certains leaders du groupe annoncent leur volonté de quitter les FARC et libérer les otages y compris Ingrid Betancourt, si le gouvernement leur garantit la liberté. Et notre réponse est: oui, nous leur garantissons cette liberté”.

Il y a quelques jours, Nelly Avila Moreno se serait ainsi rendue après des années de lutte dans la jungle. Elle était une des leaders des FARC les plus recherchées.
Autre coup dur porté à la guérilla : la disparition en mars dernier de Raul Reyes, considéré comme le numéro 2 du mouvement.

Alors quelle perspective, aujourd’hui pour les FARC ? “Tout cela risque de porter un coup dur au moral de la guerilla, explique un expert politique à Bogota. Il va peut-être y avoir maintenant un débat interne pour décider s’il faut continuer ou non la lutte armée, cette forme de combat menée depuis des années. La conclusion probable, ce serait de reconnaître que la victoire par les armes est impossible. D’où une possible décision de négocier avec le gouvernement d’Alvaro Uribe.”

La guerilla marxiste existe depuis une quarantaine d’année. Elle retient des centaines de personnes en otages, dont la franco-colombienne Ingrid Bétancourt, enlevée en février 2002.