DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Veille d'élections anticipées sous tension en Macédoine

Vous lisez:

Veille d'élections anticipées sous tension en Macédoine

Taille du texte Aa Aa

Demain, 1,7 millions d‘électeurs éliront les 120 membres du parlement. Un scrutin décidé par le premier ministre conservateur au pouvoir Nikola Gruevski qui a dissout l’assemblée sortante le 12 avril dernier.

Gruevski veut rallier à lui une population exaspérée par les pressions de la Grèce pour que la Macédoine change de nom, qu’elle considère comme son patrimoine exclusif. Athènes a mis son veto à l’entrée de la Macédoine dans l’Otan en raison de cette divergence profonde.

Derrière les conservateurs, l’union sociale-démocrate conduite par Radmila Sekerinska arrive pen deuxième position dans les sondages. Un parti favorable à l’UE et à l’Otan.

La campagne a été marquée par des incidents violents et l‘élection de demain sera placée sous haute sécurité. Une élection considérée comme un nouveau test de maturité politique par l’Union européenne et l’Otan. La Macédoine souhaitant y adhérer à terme.

Face à des conservateurs favoris des sondages, les partis de la minorité albanaise sont divisés.

A la mi-mars, le parti démocratique des Albanais de Menduh Thaci s’est retiré de la coalition au pouvoir reprochant aux conservateurs de VMRO-DPMNE de Gruevski de ne pas avoir reconnu l’indépendance du Kosovo, proclamé le 17 février dernier.

Autre parti de la minorité albanaise en lice. L’Union démocratique de l’ancien chef maquisard Ali Ahmeti.

Quelqu’il soit le prochain gouvernement macédonien aura face à lui de lourds défis entre l’apaisement des tensions avec la minorité albanaise, la recherche d’un compromis avec la Grèce et les dossiers d’adhésions aux instances européennes et atlantiques.