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Le non prend l'avantage en Irlande, et l'Europe retient son souffle

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Le non prend l'avantage en Irlande, et l'Europe retient son souffle

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Le 12 juin, les Irlandais sont appellés à se prononcer par référendum sur le traité européen de Lisbonne. Et à moins d’une semaine d’un évènement suivi à la loupe par les 26 autres pays de l’Union, le non prend ses aises dans les sondages : 35% des électeurs rejeteraient ce traité signé en décembre dernier, un traité qui permettra à l’Union européenne de fonctionner plus efficacement dès 2009.

Un non irlandais, c’est un scénario catastrophe pour l’Union, qui affirme n’avoir pas de plan B dans ce cas là. Alors le Premier ministre irlandais Brian Cowen remonte ses manches pour le oui : “Nous n’avons pas l’intention de rester les bras croisés et de laisser quiconque dénaturer le traité ou diaboliser l’Union européenne, car c’est tellement important pour le succès de l’Irlande moderne.”

Les partisans du non craignent que le pays perde le contrôle sur les impôts, l’avortement ou la neutralité militaire. Et contrairement à tous les autres partis, le Sinn Fein et son leader Gerry Adams soutiennent toujours le non : “Ils essayent de nous faire peur, en nous disant que c’est la fin du monde pour l’Irlande si les gens votent non, qu’il n’y a pas de plan B, que c’est à prendre ou à laisser.”

15 capitales sur 27 ont déjà ratifié le traité de Lisbonne. Reste à savoir si l’Irlande entrera dans la danse…