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Trois scénarios après un non irlandais

Si les Irlandais disent non au traité de Lisbonne, que va-t-il se passer pour l’Europe, puisqu’un seul véto suffit à bloquer le processus ? Trois scénarios sont alors possibles.

Le premier, c’est la renégociation. Les 27 travailleraient à nouveau sur le texte pour tenter de trouver formule encore plus consensuelle. Un fardeau inattendu pour la France future présidente de l’union européenne pour un semestre et qui a d’autres projets en tête. Cette renégociation est aujourd’hui l’hypothèse la moins probable.

Deuxième possibilité qui s’offre aux Européens : conserver le Traité de Nice actuellement en vigueur. Le texte est de l’avis de beaucoup imparfait. la plupart des décisions sont difficiles à prendre puisqu‘à l’unanimité. Il n’empêche que L’union Européenne parvient à fonctionner aujourd’hui avec lui. S’obstiner n’est alors peut-être pas utile.

Le troisième et dernier scénario est le suivant. Pousser les irlandais à revoter. Ce ne serait pas une première. Ils l’ont déjà fait pour le traité de Nice, rejeté en 2001 et approuvé en 2002. Dans ce cas il faudra apporter quelques garanties aux citoyens irlandais. Encore faut-il trouver lesquelles.

Et quelque soit le scénario, une autre question se pose rappelle ce chercheur en politique européenne. “S’il y a un non irlandais lors de ce vote, il est très difficile de savoir quels effets cela aura sur les autres pays, sur la Grande Bretagne et c’est important, sur le Danemark aussi, sur la République tchèque qui est actuellement dans une procédure de vérification juridique du traité.”

La pression sera alors plus forte sur les épaules du chef du gouvernement britannique Gordon Brown pour organiser à son tour un référendum. Une consultation qui pourraient définitivement enterrer le traité.

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