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Le gouvernement italien bouche les oreilles des enquêteurs pour toute une série de délits. Il a approuvé ce vendredi un projet de loi qui restreint fortement les écoutes téléphoniques.
Elles sont limitée aux délits passibles de plus de 10 ans de prison, contre 5 aujourd’hui. Les journalistes qui publieront ces écoutes, ce qui est fréquent ici, écoperont de 1 à trois ans de prison, contre trente jours actuellement.

“Nous recherchons à obtenir un point d‘équilibre entre le droit du citoyen à la protection de sa vie privée, et les crimes que les individus peuvent commettre,” a expliqué le ministre de la Justice italien.

Le gouvernement met en avant l’explosion de cet outil d’enquête. Selon lui plus de 100 000 personnes seraient sur écoute dans le pays. Un chiffre record contesté par les magistrats et l’opposition :

“C’est un projet de loi qui prévoit la prison pour les magistrats et les journalistes et l’impunité pour les criminels. Ce projet de loi va faire disparaitre les crimes financiers, fiscaux et de societé. Ca signifie que des scandales comme Parmalat, les scandales immobilier et en dernier l’hopital de l’horreur en Italie ne pourront pas être decouverts.”

Les affaires d’association de malfaiteurs ou le délit d’initié ne seront plus surveillés. Silvio Berlusconi, lui même entendu plusieurs fois par la justice après des écoutes, voulait même aller plus loin et les limiter au terrorisme et à la mafia.