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L'Europe dans le flou après le non irlandais

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L'Europe dans le flou après le non irlandais

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La joie dans le camp du non… Les électeurs irlandais ont rejeté à une très large majorité le traité européen de Lisbonne. A 53,4%. Et le taux de participation relativement élevé, 53,1%, n’a pas profité aux partisans du oui, contrairement aux pronostics. Voilà l’Europe plongée dans une nouvelle crise. Et la France, qui prend le 1er juillet la présidence de l’Union, confrontée à un problème dont se seraient bien passés son président, Nicolas Sarkozy, et son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Le ton du secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet est éloquent. “Je suis plus que touché, je suis effondré, Je crois qu’il faut prendre acte de la décision du peuple irlandais et la respecter, tout en la regrettant.”

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a lui choisi une posture optimiste, à une semaine du conseil européen des 19 et 20 juin, à Bruxelles. “Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement se retrouvent la semaine prochaine et ils verront comment il convient de procéder. Pour moi, le traité est vivant et nous allons essayer de trouver une solution.” Et la Commission souhaite que le processus de ratification du traité se poursuive dans les 8 pays qui ne l’ont pas encore fait.

Quant au Premier ministre irlandais Brian Cowen, il a tenu à rassurer ses “partenaires européens”. “Je veux qu’ils sachent, a-t-il déclaré, que l’Irlande n’a pas le moins du monde l’intention de ralentir une Union européenne qui a montré qu’elle était la plus grande force de paix et de prospérité que l’Europe a jamais connue dans son histoire.” La semaine prochaine, c’est le Royaume-Uni qui entreprend de ratifier le traité de Lisbonne. Par la voie parlementaire, autrement dit, sans prendre de risque.