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Autre inconnue : la République tchèque

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Autre inconnue : la République tchèque

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La République tchèque est-elle le prochain obstacle sur la voie de la ratification ? Ici aussi, le Traité de Lisbonne risque gros. Le processus parlementaire est bloqué en attendant une décision de la Cour constitutionnelle sur le texte. En visite à Prague, Nicolas Sarkozy a voulu temporiser :

“Si il y a un pays qui peut comprendre la Tchéquie, c’est bien la France, qui a dit non en 2005. Ne nous précipitons pas, ne dramatisons pas et essayons de trouver dès jeudi ou vendredi le meilleur chemin pour ramener de l’unité dans la famille européenne.”

Le Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, est quant à lui réservé sur l’avenir du traité :

“En fait, pour nous, la question n’est pas de savoir si l’on va dire oui ou non. Chez nous, la discussion consiste à savoir si avec le non irlandais, il est possible, voire légitime, de poursuivre le processus de ratification. Heureusement, ce n’est pas à nous de résoudre ce problème, car chez nous, le processus est suspendu jusqu‘à la décision de la Cour constitutionnelle.”

Si le Premier ministre s’en remet à la décision de la Cour, le président Vaclav Klaus donne lui d’ores et déjà le Traité pour mort. Une volonté de sabordage qui fait désordre dans le pays qui succèdera à la France à la tête de l’Union européenne en janvier 2009.