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"Directive retour" : réactions très partagées

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"Directive retour" : réactions très partagées

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Un texte qui devrait entrer en application d’ici deux ans dans toute l’Union. Pour le conservateur allemand Manfred Weber, qui avait négocié le compromis avec les 27, c’est une base pour avancer : “La prochaine étape, c’est la question de l’immigration légale, nous devons prendre en compte le fait que les sociétés européennes ont besoin de l’immigration, pour le marché du travail, pour l’avenir de l’Union européenne. C’est la prochaine étape maintenant.”

Conservateurs, libéraux et eurosceptiques ont fait alliance à Strasbourg face à des socialistes divisés, même s’ils étaient officiellement contre le texte, comme les verts. Cette eurodéputée allemande désapprouve l’aspect très répressif du texte: “J’espère que le Conseil va regarder pourquoi on adopte une législation répressive pour pousser les gens dehors, alors qu’on n’a même pas une législation européenne précisant qui peut rentrer ou non dans l’UE, c’est vraiment d’un seul côté, très déséquilibré…”

En Espagne, ou plus de 80 clandestins, dont des enfants ont encore débarqué hier aux Canaries dans des conditions de fortune, les ONG dénoncent une criminisation des immigrants: “Cette directive criminalise les immigrants, elle montre les personnes qui arrivent pour travailler, des citoyens d’autres pays, comme un problème pour l’UE, alors que c’est tout le contraire qui a été démontré : c’est une force de travail dont on a besoin, et qui contribue au développement de l’UE.”

Plus de 200.000 immigrés illégaux ont été interpellés dans l’UE pendant la première moitié de 2007, moins de 90.000 ont été expulsés.