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La trêve entre doutes et interrogations

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La trêve entre doutes et interrogations

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A Sderot, le scepticisme domine. Cette ville du sud de l’Etat hébreu est régulièrement prise pour cible par les roquettes palestiniennes. Quatre personnes tuées en 1 an. Alors, on est méfiant : “Je ne crois pas du tout que ce cessez-le-feu va tenir pense cet israélien. C’est une question de jours, et tout va redevenir comme avant … “

Certains ne voient dans cette trêve qu’une manoeuvre du Hamas.. “Elle n’a qu’un seul message : celui d’une réorganisation du Hamas. Avec ce cessez-le-feu, le Hamas est montré à ses militants en vainqueur, il leur apportera plus de nourriture et de vêtements”.

Méfiance de mise en Israel, la preuve aussi : la levée du blocus de Gaza imposé il y a un an ne se fera que graduellement.

Pour le million et demi de palestiniens qui habitent dans la bande de Gaza, c’est une année de privations qu’ils veulent voir derrière eux : “J’espère qu’ils vont ouvrir les points de passage, et laisser passer des produits, qu’on puisse vivre comme les autres pays, dignement..”.

Les pêcheurs de Gaza ont repris leur travail dès l’entrée en vigueur de la trêve, pour certains il était temps : “Nous voulons vivre comme tout le monde, dans la paix, et la sécurité, personne n’aime la guerre, nous voulons vivre tranquilles. Ca fait deux ans et demi que nous ne pouvons plus aller pêcher en mer”.

La pêche n’est pas la seule activité économique sinistrée. Les principaux secteurs, paralysés de force, ont subi les faillites, le depart des entrepreneurs, l’effondrement est total.

Les pertes s‘élèvent à plus de 193 millions d’euros dans l’immobilier, le textile, l’agriculture et le bâtiment… A plus de 29%, le chômage frôle 39% à Khan Younes.

Dans cette plaine agricole près du point de passage de Karni, les agriculteurs espèrent pouvoir revenir s’occuper de leurs cultures. Ces derniers mois, ils ont subi les tirs israéliens qui visaient des miliciens, en plus de l’embargo sur leurs exportations.