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Un sommet de crise sur un air de déjà vu

Après le coup de massue à la constitution européenne en 2005, c’est au rejet de son successeur, le Traité de Lisbonne, que les dirigeants européens se heurtent. Et cette fois comme la précédente, pas de solution miracle à disposition. Le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, dont le pays a voté non, prévient : il ne fera aucune proposition de sortie de crise dans un avenir proche, pas même au prochain sommet d’octobre, comme beaucoup l’espéraient :

“Nous sommes d’accord sur le fait qu’il est nécessaire pour l’Irlande de prendre le temps d’analyser le vote de la semaine dernière et d’envisager des options. Pour cela, nous allons mener de vastes consultations chez nous et à l‘étranger. Il est beaucoup trop tôt pour l’instant pour que quiconque puisse avancer des propositions.”

Le lot de consolation surprise est venu du Royaume-Uni. Gordon Brown est arrivé à Bruxelles avec en poche la ratification par son pays du traité. Car le processus doit malgré tout se poursuivre, tous en conviennent.

En attendant, l’Europe veut prouver qu’elle est utile et soucieuse du budget des ménages. José Manuel Barroso : “Nous allons discuter de choses importantes qui concernent les préoccupations premières de nos citoyens. Il s’agit des prix de l‘énergie et du coût de la vie. Nous pensons que nous pouvons faire quelque chose ensemble.”

Le président français Nicolas Sarkozy, qui prendra les rênes de l’Union en juillet, défend l’idée d’un plafonnement de la TVA pour limiter les prix à la pompe, jusqu’ici en vain. Reste donc aux Vingt-sept à se mettre d’accord sur la méthode.

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