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Le régime de Mugabe appelle l'opposition zimbabwéenne à ne pas se retirer

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Le régime de Mugabe appelle l'opposition zimbabwéenne à ne pas se retirer

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Son chef, Morgan Tsvangirai a annoncé son retrait hier alors qu’il devait affronter le chef de l‘État Robert Mugabe au second tour de la présidentielle prévu ce vendredi. Tsvganirai a dénoncé une “orgie de violence” : “Les conditions qui prévalent aujourd’hui ne permettent pas un scrutin crédible. Nous ne pouvons pas demander à nos électeurs de mettre leur bulletin dans l’urne le 27 juin alors que ce bulletin pourrait leur couter la vie ou les blesser”.

Le retrait de Tsvangirai intervient après de nouvelles violences hier lors d’un meeting de son parti le Mouvement pour le changement démocratique. Meeting qui a été écourté.

Des violences condamnées par le Royaume-Uni, l’ex-puissance coloniale par la voix de son chef de la diplomatie David Miliband : “Il n’y a pas d’option militaire pour le Royaume-Uni concernant le Zimbabwe mais il est significatif que les États africains parlent désormais d’une force de paix sur place. J’en ai parlé avec le premier ministre de Tanzanie et évidemment cette force doit être africaine. Aujourd’hui, c’est une journée pour clarifier les choses au niveau de la communauté internationale”.

David Miliband fait référence à la réunion aujourd’hui du conseil de sécurité des Nations Unies sous la présidence actuelle des États-Unis. La communauté internationale et en premier lieu les états d’Afrique australe et l’Afrique du Sud plaident pour une transition démocratique au régime de Mugabe, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980.