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Le malaise de l'Union africaine face à la réélection contestée de Robert Mugabe

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Le malaise de l'Union africaine face à la réélection contestée de Robert Mugabe

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Le président du Zimbabwe participe au sommet de l’Union Africaine en Egypte et pour l’heure aucune sanction n’est prévue. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA peinent à trouver un compromis et penchent pour une solution négociée entre le dirigeant et l’opposant Morgan Tsvangirai. Les observateurs de l’Union Africaine ont pourtant estimé ce lundi que ce scrutin n‘était ni démocratique ni légitime. Même constat de l’ONU et de l’Union européenne qui dénoncent une farce et une victoire usurpée. La Maison Blanche annonce de nouvelles sanctions. Robert Mugabe, lui, dit vouloir négocier avec l’opposition. “Mon souhait tôt ou tard, c’est de débuter des consultations avec les différents partis politiques afin d’initier un dialogue sérieux qui minimise nos différences et améliore notre unité et notre coopération.”

Le second tour de la présidentielle a été boycotté par Morgan Tsvangirai pour dénoncer les violences et les conditions du scrutin. Néanmoins, il se dit prêt à discuter. “Mugabe n’est pas le dirigeant légitime du Zimbabwe. Il est en train d’usurper le pouvoir du peuple, il a brutalisé son propre peuple et il ne devrait donc pas être autorisé à participer aux forums de l’Union africaine. La crise qu’il a provoquée dans ce pays est maintenant de la responsabilité de l’Union africaine. Ensemble nous devons essayer de la résoudre.”

Signe du climat qui règne au Zimbabwe, Morgan Tsvangirai s’est refugié à l’ambassade des Pays-Bas.