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Regain d'euro-scepticisme alors que la France entame sa présidence de l'UE

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Regain d'euro-scepticisme alors que la France entame sa présidence de l'UE

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Impression de flottement en Europe, au moment où la France prend pour six mois la présidence de l’Union. Nicolas Sarkozy pensait pourtant consacrer cette période à des thèmes précis : l’immigration, l‘énergie, la défense ou encore l’agriculture.
Or, il doit à présent tenir compte d’un regain d’euro-scepticisme, en Irlande, en Pologne et en République tchèque.

Il y a deux semaines, les Irlandais ont rejeté le Traité de Lisbonne, censé mettre fin à la crise institutionnelle. Ce mardi, le président polonais a annoncé qu’il ne comptait pas ratifier le texte, un document qu’il a pourtant paraphé. Aujourd’hui, il faut donc assumer, dit en substance le président français : “Chacun a ses problèmes, explique Nicolas Sarkozy. Mais je veux dire quand même que c’est une question de morale, une question d’honnêteté : ce que les uns et les autres, nous avons signé au nom de nos pays pour faire avancer l’Europe, nous devons tirer les conséquences de la signature que nous avons apposée.”

Pour le dirigeant polonais, Lech Kaczynski, le Traité de Lisbonne est devenu “sans objet”, en raison du rejet du texte par les Irlandais. En fait, il dit s’aligner sur la position irlandaise. “Si les choses changent en Irlande, précise Lech Kaczynski, si les Irlandais, librement, sans pression, venaient à ratifier le traité, alors dans ces conditions, moi aussi, je le signerais.”

En tout cas, l’attitude polonaise est à présent imitée par la République tchèque. Le président Vaclav Klaus a dit partager l’opinion de son homologue polonais. Le traité de Lisbonne n’a pas encore été ratifié par les autorités tchèques. Le document est en cours d’examen par la cour constitutionnelle à Prague.