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Marine Petrella, Cesare Battisti : parcours des anciens activistes des Brigades rouges

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Marine Petrella, Cesare Battisti : parcours des anciens activistes des Brigades rouges

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1992 : Marina Petrella est condamnée par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité par la justice de son pays. L’Italie a jugé l’ancienne membre des Brigades rouges coupable de l’assassinat en 1981 à Rome d’un commissaire de police, et de l’enlèvement d’un magistrat.

Arrêtée en décembre 1982, Marina Petrella donne naissance à sa première fille en prison, en 1983 avant de profiter d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire pour fuir en France en 1986.

Comme d’autres activistes italiens d’extrême-gauche, elle bénéficiera de la décision de François Mitterrand. En 1985, en effet, le président français s’engage verbalement à ne pas extrader les anciens terroristes ayant rompu avec leur passé.

Ils vont alors refaire une nouvelle vie en France, certains dans la lumière. Comme Cesare Battisti, devenu écrivain. Ils vivent tranquilles, jusqu’en 2002. Cette année là, le gouvernement italien accuse Paris d’héberger des terroristes. Les demandes d’extradition commencent à pleuvoir pour ceux qui avaient été condamnés pour des crimes de sang, comme Battisti.

“Difficile, 25 ans après, de se mettre encore dans la peau du recherché qui risque la perpétuité et d‘être arrêté du jour au lendemain, ce n’est pas possible parce qu’autrement on ne vit plus”, déplore Battisti.

Le 17 février 1979, les Brigades rouges assassinent un bijoutier milanais. Son fils, Alberto reçoit une balle perdue. “Moi je paie à vie, je suis obligé de passer ma vie dans ce fauteuil à cause d’un attentat perpétré par le groupe de Battisti. Moi je fais ma prison à perpétuité, lui doit faire la sienne. Ce sont les faits qui le condamnent, pas moi”.

En mars 2007, Battisti est arrêté au Brésil. Il s’y est réfugié après que la justice française a autorisé son extradition. C’est désormais aux juges brésiliens de se prononcer sur son renvoi en Italie.