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Fuite d'uranium en France : les critiques se multiplient

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Fuite d'uranium en France : les critiques se multiplient

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Les appels à la transparence, les interrogations et les critiques se multiplient en France après la fuite d’uranium dans le Vaucluse et la Drôme. L’Autorité de sûreté nucléaire, l’Asn a fait des analyses pour évaluer la gravité du rejet radioactif qui s’est produit près de la centrale nucléaire du Tricastin lors d’un transfert entre deux cuves. L’Asn a indiqué ce mercredi que la société Socatri, filiale d’Areva, avait mis plus de 12 heures pour mesurer l’importance de l’incident. L’entreprise, elle, a revu à la baisse la quantité d’uranium rejetée.

“Ce ne sont pas 30 m3 qui sont partis, a déclaré
Gilles Salgas, de la Direction de la Communication “Areva Tricastin”. 30 m3 c’est le volume de solution qui a débordé d’une des cuves incriminées. Ces 30m3 se sont épanchés dans un bac de rétention et une partie uniquement de la solution est allée sur la terre qui est environnante de l’installation.”

L’incident suscite des inquiétudes. La Ligue communiste révolutionnaire, réclame une “enquête publique et indépendante. Le réseau Sortir du
nucléaire soupçonne Areva de rétention délibérée d’information et, de fait, de mise en danger volontaire de la population”. La Criirad annonce qu’elle va porter plainte.

“On a tout un tas de sanctions qui devraient être prises par rapport à des infractions et qui sont un petit peu gommées par l’administration, déplore Roland Desbordes, de la commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD). En un seul rejet, on a dépassé les limites annuelles évidemment de l’installation”.

Greenpeace a dénoncé des fuites permanentes des centres de stockage en France. Elle a précisé que l’usine de traitement de la Hague dans la Manche est autorisée à rejeter en moyenne chaque jour plus de 11 000 fois ce qui a fui à Tricastin.