DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'intervention de Nicolas Sarkozy vue par les journalistes européens

Vous lisez:

L'intervention de Nicolas Sarkozy vue par les journalistes européens

Taille du texte Aa Aa

C’est en Européen convaincu et combatif que Nicolas Sarkozy s’est présenté devant les eurodéputés ce jeudi. Il leur a exposé ses priorités : sortir de la crise institutionnelle provoquée par le rejet irlandais du Traité de Lisbonne, obtenir un compromis détaillé sur la réduction des émissions de CO2 ou encore faire aboutir son pacte sur l’immigration.
Qu’en ont pensé les journalistes présents à Strasbourg ? La réaction du président de l’Association de la presse internationale :

“Je l’ai trouvé convainquant parce que je trouve qu’il a bien répondu à toutes les questions qui lui ont été posées dans le Parlement. D’ailleurs, c’est très rare le Président du Parlement l’a remarqué qu’un Président du Conseil européen soit là jusqu‘à la fin pour répondre à tous les parlementaires. C’est un signe de grand respect envers le Parlement.”

Le chef de l’Etat français, président en exercice de l’Union, a certes répondu consciencieusement pendant trois heures et demi aux questions des eurodéputés, mais ce journaliste belge attend de juger sur pièces :

“Il faut nuancer aussi un petit peu. Je me rappelle très bien la présidence de Tony Blair. Je me rappelle ce débat. C‘était aussi impressionnant, avec beaucoup de promesses, tout le monde attendait quand même quelque chose de cette présidence-là. Mais après, on n’a rien vu, presque rien vu.”

Concernant les ratifications en suspens du Traité de Lisbonne, cette journaliste polonaise regrette que Nicolas Sarkozy ait seulement fait référence à l’obstacle polonais :

“Ca confirme sa stratégie, qu’il parle avec les grands. Il place la Pologne et il ignore les petits pays. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, il n’a pas dit un seul mot sur la République tchèque, et c’est pourtant ce pays qui n’a toujours pas ratifié le Traité de Lisbonne. Alors monsieur Sarkozy a simplement ignoré la déclaration du président tchèque Vaclav Klaus pour qui le Traité de Lisbonne est mort.”