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Kosovo : une économie de subsistance

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Kosovo : une économie de subsistance

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Au moment de la déclaration de son indépendance en février dernier, la viabilité de l’Etat kosovar et l’extrême faiblesse de son économie ont été largement occultées par les pays occidentaux. Le Kosovo est de loin l’Etat le plus pauvre d’Europe avec un revenu annuel par habitant de 630 euros, soit dix fois moins que la Roumanie et la Bulgarie, les pays les plus démunis de l’Union européenne.

Le taux de chômage atteint 56% et 45% de la population vit au dessous du seuil de pauvreté, c’est à dire avec moins d’un euro et demi par jour. Quand au salaire mensuel moyen, il est de 240 euros.

Les infrastructures, détruites pendant la guerre de l’OTAN contre la Serbie en 1999 sont une des priorités du jeune Etat. L’Europe subventionne les projets d’infrastructure, mais il sera difficile pour les entreprises kosovares d’obtenir plus qu’une partie infime des contrats. “Quoiqu’on fasse dans les trois prochaines années, on ne sera pas capables seuls de surmonter les défis qui sont devant nous, mais le gouvernement a clairement défini son programme et ses priorités, sa politique, affirme Ahmet Shala, ministre kosovar des finances”.

L’économie de subsistance du Kosovo est restée inchangée en huit ans d’administration onusienne. Sous la pression serbe à la fin des années 80, les albanophones ont perdu leurs emplois dans l’administration publique et dans les entreprises d’État. La plupart des Kosovars ont survécu grâce à une agriculture pratiquée à petite échelle et à l’argent envoyé par des proches travaillant à l’étranger.