DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'église anglicane au bord de la scission

Vous lisez:

L'église anglicane au bord de la scission

Taille du texte Aa Aa

C’est de l‘église épiscopalienne, la branche américaine de l’anglicanisme que souffle un vent libéral.
Cette église est d’ailleurs présidée par une femme Katharine Jefferts Schori. Son élection en 2006 aux Etats-Unis fut une première et suscita des inquiétudes chez les conservateurs.
Déjà en 1989, l‘église épiscopalienne ordonna la première femme évêque anglicane.
Pour Katharine Jefferts Schori, il faut revenir à l’essentiel. “Je crois que Dieu accueille tout le monde à sa table, que vous soyez d’accord ou pas . L‘église épiscopalienne a toujours clamé haut et fort qu’elle incluait toutes les différentes théologies, toutes les différentes opinions.”

En Angleterre, l’approbation, la semaine dernière, de l’ordination de femmes évêques a mis de l’huile sur le feu. Une ordination soutenue par l’archevêque de Canterbury Rowan Williams, le chef de l‘église anglicane lors d’un synode générale :

“Du point de vue de quelqu’un qui est pour l’ordination épiscopale de femmes, je suis très mécontent d’entendre les différentes propositions qui tendent à humilier les femmes qui accèderaient à l‘épiscopat”.

Les anglicans conservateurs s’opposent farouchement à l’ordination des femmes. L‘église anglicane doit reposer, selon eux, sur une interprétation plus stricte de la Bible. Trois cents d’entre eux dont l’archevêque de Sydney se sont réunis fin juin à Jérusalem pour discuter du futur de l‘église.

L’archevêque de Canterbury est le chef spirituel de l‘église anglicane mais il n’a aucun pouvoir sur les 38 provinces de la communauté anglicanes. Elles sont toutes autonomes juridiquement.

Il ne peut donc mettre un terme à cette crise dont les racines remontent à l’ordination de Gene Robinson, un évêque américain homosexuel en 2003.
L’archevêque de Canterbury l’a exclu de la convention de Lambeth afin de préserver l’unité des anglicans.